De Managua à Panama en bus : 30 heures de bus, un chien méchant et des douaniers stupides (ou vice versa)

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Note : Cet article a été rédigé en avance et sera publié alors que je serai à bord du Bahia Negra, un cargo m’emmenant de Colombie jusqu’en Nouvelle Zélande via le canal de Panama ! Arrivée prévue autour du 6 novembre ! Bonne lecture 🙂

Avant Propos

Le 31 août, je laissais un message sur Twitter, résumant mon état à ce moment :

Ce message vaudra beaucoup d’inquiétude de la part de la famille et des amis… j’aurais dû faire un peu plus attention et rassurer que tout s’était bien fini.

Voilà donc ce qu’il s’est passé.

Vendredi 30 août

Après quelques jours de repos à Managua à rattraper le blog, je reprends la route. Je veux rejoindre la ville de Panama à environ 1 200 km de là. Pour cela, il va falloir traverser le Costa Rica de part en part. Je décide ne ne pas m’arrêter au Costa Rica, y ayant été deux ans auparavant (quelques photos).

La compagnie Ticabus propose ce long trajet, avec changement à San José, capitale du Costa Rica. La durée du trajet sera d’environ 30 heures avec 2 passages de frontière.

 De Managua, Nicaragua à San José, Costa Rica

L’avant veille j’avais été au terminal de bus pour acheter mon billet. A l’origine je voulais partir le jeudi mais les bus étaient complets. Je partirai donc le vendredi. Ce jour-là, j’avais rencontré un taxi sympathique (et bon marché) et, à la fin de la course, je lui avais donc demandé s’il était intéressé de venir me prendre à l’hostel le vendredi à 10 h 30 pour m’amener au terminal de bus. Pas de problème, il me dit qu’il sera en avance pour s’assurer que je ne loupe pas mon bus. Je ne le reverrai jamais 🙂 A 11 h ce vendredi, je me décide à chercher un autre taxi et, après 5 minutes, j’en trouve un, en fait tout aussi sympathique (et en fait tout aussi bon marché).

Le bus part à midi. Nous roulons environ 5 heures avant d’arriver avec la frontière du Costa Rica. De la même manière que lors du passage entre le Honduras et le Nicaragua, on nous prend nos passeports pour obtenir le tampon de sortie du Nicaragua.

T-Chat attend patiemment qu'on me rendre le passeport pendant qu'autour de nous on vend sodas, noix de coco, biscuits sucrés ou salés

T-Chat attend patiemment qu’on me rende le passeport pendant qu’autour de nous, on vend sodas, noix de coco, biscuits sucrés ou salés

On me rend mon passeport, avec le tampon formalisant ma sortie du pays.

On me rend mon passeport, avec le tampon formalisant ma sortie du pays

Puis on prend nos bagages et allons obtenir notre tampon nous autorisant à entrer au Costa Rica. Cette fois-ci c’est à nous de faire les démarches. Rien de bien sorcier du moment que l’on présente le billet de continuation du Costa Rica vers le Panama, le tampon est immédiat.

Le bus attend que tout le monde obtienne le sésame d'entrée au Costa Rica

Le bus attend que tout le monde obtienne le sésame d’entrée au Costa Rica

le "2" indique que je suis autorisé à rester deux jours au Costa Rica.

le “2” indique que je suis autorisé à rester deux jours au Costa Rica.

Environ une heure plus tard, nous reprenons la route. Rapide et efficace.

San José et le chien méchant

A la nuit bien tombée, vers 21 h, nous arrivons à San José. Le bus vers le Panama ne repart qu’à 23 h. Nous avons donc 2 heures pour nous dégourdir un peu les jambes et manger quelque chose.

Alors que je patiente dans la salle d’attente, je remarque une pancarte où il est inscrit en gros que “les passagers à destination du Panama doivent disposer de $500 US sur eux où une preuve qu’ils ont cet argent afin de pouvoir entrer au Panama”. Je n’ai pas cet argent en liquide. Je décide de trouver une banque autour du terminal pour essayer de retirer des dollars (une grande partie des banques en Amérique Centrale propose de retirer des dollars en plus de la monnaie locale).

Renseignements pris, je me dirige dans la direction qu’on m’a indiquée. Il fait nuit mais les rues sont éclairées. Après 5 minutes à marcher, je vois au loin un homme avec un petit chien à côté de lui. Je n’y prête pas plus attention que ça et les dépasse. Après avoir fait quelques pas, je sens quelque chose m’attraper le mollet. Je me retourne en sursaut et vois l’espèce de petit chien qui se met à m’aboyer dessus tout énervé, comme si je lui avais donné des coups. Pris de surprise, je marmonne quelques mots à son supposé maître (“Que le pasa ??”) qui me regarde en souriant… je continue mon chemin quelques instants mais la douleur au mollet ne disparaissant pas, je décide de rebrousser chemin vers le terminal pour voir ce qu’il en est. Au retour, je recroise l’ignoble troll canin mais donne un coup de pied dans sa direction en lui criant après avant qu’il ne puisse me sauter dessus une nouvelle fois.

Au terminal de bus, je constate que le globlin hirsute à poil a réussi à trouer mon pantalon et m’a laissé une jolie entaille sanguinolente. Je la nettoie abondamment avec la solution de savon alcoolique que j’ai sur moi. Le truc c’est que je ne suis pas vacciné contre la rage et, dans ces cas-là, on commence à se faire pas mal de films ! Après quelques recherches sur internet, j’apprends que :

  1. il faut nettoyer la plaie abondamment. J’ai une petite trousse de secours donc je vais aux toilettes pour nettoyer un peu plus la plaie et y mettre un sparadrap. Les toilettes sont dans un état pas possible, c’est vraiment glauque
  2. d’après lonely planet, les statistiques disent qu’il y a seulement eu un unique cas de rage canine recensé au Costa Rica en 30 ans. Voilà qui me rassure un peu

A 23 h, nous reprenons le bus. Je suis toujours dans une colère noire. Je n’aimais déjà pas les chiens avant (un chien c’est stupide, les chats sont indépendants et fiers, c’est tellement  mieux 🙂 ), mais là je ne peux plus les voir même en photo ! Je sombre dans le sommeil sous les cahots de la route en songeant à des épisodes de torture sur des chiens… ça me calme.

Frontière Costa Rica – Panama : des douaniers fort peu commodes

A 5 heures du matin, nous sommes réveillés par le chauffeur du bus et son assistant. Nous sommes arrivés à la frontière avec le Panama. Problème, les guichets n’ouvrent qu’à 6 h 30… J’en déduis que le chauffeur a dû faire le kakou toute la nuit et doubler tout ce qu’il pouvait. On aurait pu passer cette heure et demie à continuer la nuit dans le bus enfin immobile. Mais non, pour une raison obscure, tout le monde doit descendre pour faire la queue devant le guichet du Costa Rica an d’obtenir son tampon de sortie.

1 h 30 d’attente debout, c’est long ! Je passe le temps à discuter avec un de mes camarade de voyage, un Franco-Nicaraguayen qui part au Panama pour faire un stage (et accessoirement rejoindre sa copine). Il me fait un peu peur lorsqu’il me demande si j’ai une preuve de sortie du territoire du Panama. A part un email mentionnant que j’ai un cargo réservé depuis la Colombie jusqu’en Nouvelle-Zélande, non, je n’ai rien… Je me dis que je ne me rappelle pas qu’on m’ait posé la question la dernière fois que j’étais au Panama et que ma bonne tête d’européen aidera sûrement à prouver ma bonne foi. La bonne blague.

La queue devant les guichet du Costa Rica pour la sortie. C'est bientôt mon tour !

La queue devant les guichet du Costa Rica pour la sortie. C’est bientôt mon tour !

Enfin, vers 7 h, j’ai mon tampon officiel de sortie du Costa Rica. Direction maintenant le guichet du Panama, 100 mètres plus loin, pour obtenir le sésame d’entrée.

Un charmant panneau nous accueille.

Un charmant panneau nous accueille

Là encore, la queue est longue… Lorsque mon tour arrive, on me pose les questions d’usage (raison du voyage, durée, profession) puis on me demande de montrer mon billet de retour en France. J’explique que je suis en tour du monde, ne retournerai en France qu’en juin prochain et n’ai donc pas encore de billet mais que par contre, j’ai une confirmation de voyage depuis la Colombie jusqu’en Nouvelle Zélande, prouvant ma bonne foi à ne pas rester de manière illégale au Panama. L’agent dans sa petite cabine climatisée me demande de lui montrer mon billet de retour vers la France. J’explique une nouvelle fois la même chose. Mon espagnol est loin d’être mauvais, donc je suis sûr qu’il ne s’agit pas d’un problème de communication. J’essaye donc de lui faire comprendre qu’à partir du moment où je quitte son pays ça devrait suffire, que ce soit pour la France ou la Nouvelle Zélande, cela ne doit pas faire de différence de son point de vue. Il me demande de lui montrer mon billet de retour vers la France. Je comprends à ce moment que la vitre nous séparant ne sert pas juste à garder sa cabine climatisée pendant que nous mourrons de chaud à l’extérieur. Elle sert aussi à protéger les agents contre les touristes à bout de nerf contre des raisonnements stupides… L’agent me dit qu’il y a un cyber café au coin, m’invite à acheter un billet de retour vers la France si je veux pouvoir rentrer au Panama. Zen, restons zen.

Voyant que je n’ai pas d’autre choix, je me dirige à toute vitesse vers le cyber café. J’étais déjà un des derniers passagers du bus dans la queue, il serait fâcheux que le bus parte sans moi. Lorsque je rentre dans le Cyber, la personne à l’accueil m’informe qu’ils sont sur le point de fermer pour “faire une pause” (il est 8h du matin). Zen, je suis zen. J’explique en quatrième vitesse mon cas. J’imagine qu’à la vue de ma tête, la personne comprend le message et me laisse passer. Je prends un PC, file sur le site d’Air France, tape « De : Panama, A : Paris » pour fin Septembre. Aucun Vol. Je fais un coup de Skyscanner et voit que KLM propose le trajet (pourquoi il n’apparaît pas sur le site d’Air France est un mystère étant donné que les deux compagnies sont en joint venture mais bon). Je fonce sur le site de KLM, réserve le billet en classe affaire afin qu’il puisse être remboursable à coup sûr. Le site me présente la facture, je ne regarde même pas le détail du vol, je donne mon numéro d’American Express, achète le vol et l’imprime en urgence. Je remarque juste le prix total : 8 572,37 US Dollars !!! Je me fais une note mentale de toujours vérifier les conditions d’immigration avant d’entrer dans un pays, même si j’y suis déjà allé avant.

Je fonce de nouveau vers les guichets de l’immigration dont la queue n’a pas diminuée. Je passe devant tout le monde « l’air de rien », et feins de ne pas voir les regards réprobateurs des personnes derrière moi (désolé…). Arrivé devant le guichet, un autre agent que le précédent prend mon passeport et la confirmation du vol. Il me repose les mêmes questions, regarde avec beaucoup d’attention la confirmation de vol… suspens… cela semble lui convenir. Ouf !

Puis il me demande de lui montrer la preuve comme quoi je dispose de $500 (le fait que je vienne d’acheter un billet à $8 500 au pied levé ne semble pas influer sur son raisonnement). Avec cette histoire de chien débile, je n’ai pas l’argent en cash, je lui montre donc le mail sur mon téléphone du relevé de compte Linxo reçu la veille (Linxo est une application permettant de centraliser tous ses comptes en banque et de recevoir des notifications, très pratique au passage)… re suspens… il regarde très longuement le mail, les secondes semblent des heures… puis dit que c’est ok et me tamponne le passeport. OUF !!!! I made it !!

Le tampon qui valait 8500 dollars

Le tampon qui valait 8 500 dollars

Par contre, nouveau problème, je ne vois plus aucun de mes petits camarades de voyage. Je retourne voir le chauffeur qui m’informe que je devrais être à l’inspection des bagages… ah. Je fonce par la porte qu’il me montre avec mon sac mais celle-ci est fermée à clé. Re montée de stress. Aujourd’hui, ce n’est décidément pas mon jour. Après avoir demandé à diverses personne, on m’emmène vers une autre porte, ouverte elle, où je retrouve mes compagnons de route.

La fouille de bagage est assez impressionnante de prime abord. On nous fait un sermont sur les objets à déclarer ou pas sur le formulaire (j’avais tout bien rempli, yay) puis ils font l’appel comme à l’école. Evidemment, comme c’est ma journée, mon nom n’est pas sur la liste. Je me signale, explique pourquoi je suis en retard et on me rajoute sur la liste. La fouille en elle-même est une blague, on regarde à peine mon sac avant de me laisser partir. Tout ça pour ça.

Enfin je peux rejoindre le bus, et m’enfoncer dans mon siège pour oublier tout ça. Une fois à bord du bus, celui-ci passe par une sorte de lavomatic géant. Sauf qu’au lieu de produit pour nettoyer le bus, celui-ci est aspergé de produit pour le désinfecter.

A peine partis qu’on nous sert le « petit déjeuner ». Le bus dans lequel je suis est en effet un bus de classe « executive ». Cela veut juste dire qu’on nous sert à manger et  qu’il y a deux chauffeurs qui se relaient pour limiter les pauses en cours de route.

Au petit déjeuner, une boite en forme de bus contenant un sandwich très basique au pain de mie avec une tranche de jambon et une tranche de fromage en plastique.

Au petit déjeuner, une boite en forme de bus contenant un sandwich très basique au pain de mie avec une tranche de jambon et une tranche de fromage en plastique

C’est loin d’être de la haute cuisine. Le déjeuner sera même pour le moins surprenant.

Quelques heures plus tard, pour le déjeuner, ce sera... un Big mac de chez Mc Do ! Juste le sandwich et un soda, pas de frites ni de salade, ni de dessert.

Quelques heures plus tard, pour le déjeuner, ce sera… un Big mac de chez Mc Do ! Juste le sandwich et un soda, pas de frites ni de salade, ni de dessert

Enfin, après 30 heures de voyage, nous arrivons au terminal de bus de AllBrook à Panama City. Je saute dans un taxi (après avoir négocié le tarif, coutume locale oblige) et rejoins l’hostel que j’avais réservé, le Villa Vento Surf. J’ai un lit superposé et la clim… après ce voyage en bus cela semble le paradis.

Le vol de la mort qui tue

Voilà le vol que j’avais réservé pour pouvoir entrer au Panama :

Panama > Atlanta > Amsterdam > Paris en 13h de voyage pour $8500  (environ 6600 Euros, une paille donc).

Panama > Atlanta > Amsterdam > Paris en 13h de voyage pour $8500 (environ 6600 Euros, une paille donc).

La où ça devient comique, c’est qu’en regardant attentivement la confirmation de vol, je me rends compte au moment où j’écris ces lignes que j’avais réservé un billet à partir de Panama City en Floride et non Panama City au Panama !! Mais quelle idée d’avoir des villes avec le même nom… heureusement que les agents de l’immigration n’étaient pas plus futés que moi.

Pour la petite histoire, dès mon arrivée à Panama City, j’ai procédé à la demande de remboursement du billet. Et non seulement j’ai été remboursé en moins d’une semaine (ayant payé avec une carte à débit différé, je n’ai pas vu la différence sur mon compte), mais en plus la somme totale remboursée était de 20 euros supérieure à ce que j’avais payé ! Je n’ai jamais compris ce qu’il s’était passé… merci KLM New-York 😀

Debit Vol KLM Remboursement vol KLM

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Commentaires

  1. Marge a écrit :

    Oh la la quel suspense !!! Tel un roquet, j’ai dévoré ce post !! :o)
    Ouf ! Tout est fou qui finit bien !

  2. Eliateck a écrit :

    Quelle aventure, mais quelle aventure !!!!!!! Je me souviens bien de l’angoisse pendant 24 h créée par ton tweet, on ne se refait pas 😉 Et j’imagine aisément ton stress. Seul T-chat garde l’œil serein mais je suis sûre qu’il n’en pensait pas moins !

  3. le pater a écrit :

    Les imprévus de l’aventure étant vastes, il est bien vrai qu’on l’on t’a imaginé suite à ton message, rapatrié d’urgence, en vrac et en morceaux… Bonjour le gamberge…!
    Les chiens sont-ils interdits sur le Bahia Negra ?

    • Oui pas d’animaux à bord si ce n’est quelques albatros qui avaient élus domicile sur le mât en proue pendant quelques jours 🙂

  4. Quelle histoire !! Et bien moi non plus je n’aime pas trop les chiens. À vrai dire, j’en ai même un peu peur. C’est toujours un peu ma hantise en voyage quand je me promène seul à la campagne, un chien débarque, aille, je fais quoi !! Je n’ai jamais été mordu mais rien n’y fait, je ne fais pas le malin.
    Ton histoire de billet ça me rappelle un problème kafkaïen que j’avais eu au Bangladesh pour le visa birman. On me demandait un billet d’avion pour avoir le visa à Dacca, et à Calcutta, pour avoir le billet d’avion, on me demandait le visa ! Je ne pense pas que j’aurais eu la même promptitude à acheter un billet d’avion que je me fais rembourser ensuite. Je retiens la leçon 😉
    Laurent Articles récents…Le jour ou j’ai cru mourir au PakistanMy Profile

    • Et oui, les joies des passages de frontières et des visas ! Bravo pour ton dernier article sur le jour où tu a vu la mort au Pakistan. J’ai mordu à l’hameçon !

  5. Annick a écrit :

    Décidément, il y a un temps pour tout: je me demande si j’aurais tout simplement survécu à une telle avalanche de stress… Ça reste une belle demonstration de débrouillardise et d’optimisme !

  6. Que d’aventures !!! En tout cas l’idée du billet en classe affaires remboursable est très maligne, je la garde dans un coin de ma tête au cas où… Je pense que les 20 euros de plus correspondent à une modification du taux de change à ton avantage entre le moment de l’achat et le remboursement. Bonne continuation !
    Aurélie Articles récents…Trois jours à Luxembourg-ville (du 26 au 28 octobre 2013)My Profile

    • Bah justement non, d’après le relevé Amex, le taux de change est strictement le même! Je pense à une erreur informatique. Pour une fois dans le bon sens 🙂

  7. Ah ouais ça c’est de la journée pourrie j’avoue… heureusement que tu avais cet argent sur ton compte parce que là … Perso je serais devenus fou je pense et je me serais barré dans l’autre sens ou un délire du genre.
    tunimaal @ voyage au Japon Articles récents…Franponais : l’art de parler français par les japonaisMy Profile

    • Hello ! Je n’avais même pas besoin d’avoir l’argent sur le compte car j’ai payé avec une American Express Air France à debit différé. Elle est gratuite la première année et est bien pratique en voyage car non plafonnée. Ca aide pour les coups sûrs… et ça fait des miles 🙂

Commentaires

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