De Livingston (Guatemala) à l’île d’Útila (Honduras)

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Samedi 17 août

Aujourd’hui, journée dans les transports. Nous quittons Livingston et le Guatemala pour rejoindre le Honduras, au Sud. Plus précisément, nous allons sur l’île d’Útila, qui fait partie de l’archipel des Islas de la Bahía dans les Caraïbes, à 1 h de la côte du Honduras en bateau. La veille, nous avons réservé, à travers notre Hostel à Livingston (La Casa de la Iguana) une place à bord du van qui nous emmènera à La Ceiba, ville portuaire du Honduras qui est la porte vers Útila.

Mais Livingston, où nous nous trouvons, n’étant accessible que par voie maritime, nous devons d’abord prendre une Lancha pour nous rendre à Puerto Barrios, où nous attendra le van.

De Livingston à Puerto Barrios en Lancha

Rendez-vous est pris au petit matin avec la première Lancha partant vers Puerto Barrios, à 6 h 30. Levés depuis 5 h 30, nous sommes un peu grognons car non seulement il est tôt mais en plus, pas moyen de trouver un endroit où acheter un café. Grrrrr.

Nous arrivons vers 6 h à l’embarcadère, achetons notre passage (35 Quetzales / 3 € par personne) et patientons devant un agréable lever de soleil.

Je ne suis pas expert en levés de soleil, ils sont trop matinaux pour moi. Mais je dois reconnaitre qu'ils ont un certain charme.

Je ne suis pas expert en lever de soleil, ils sont trop matinaux pour moi. Mais je dois reconnaître qu’ils ont un certain charme

Notre lancha attend patiemment qu'on embarque.

Notre lancha attend patiemment qu’on embarque

Une fois n’est pas coutume, nous partons pile à l’heure. Sûrement parce que la lancha affiche complet, débordant de touristes et de sacs à dos.

Certains guides annonçaient que la traversée jusqu’à Puerto Barrios pouvait être mouvementée et qu’il valait mieux ne pas être sujet au mal de mer… mais ce matin là, la mer est d’huile. Pas une vaguelette pour rendre malade qui que ce soit. Et c’est très bien comme ça.

Notre lancha vogue sur des eaux calmes.

Notre lancha vogue sur des eaux calmes

Nous arrivons à Puerto Barrios après 45 minutes.

De Puerto Barrios à La Ceiba en Van et passage de frontière

Alors que nous débarquons, avec nos sacs, sur l’embarcadère, un homme d’un certain âge demande à tout le monde s’il ne s’appelle pas « Silvestré » (c’est comme ça qu’on « me » prononce ici). Et à tous ceux qui répondent par la négative, il enchaîne aussi sec en proposant de les amener au Honduras.  Au moins, on ne nous a pas oubliés. Nous aurions bien voulu voir si on pouvait trouver un café dans le coin, mais notre chauffeur nous presse et nous dit que nous sommes en retard (il me fait penser au lapin dans Alice au Pays des Merveilles).

Nous montons dans son van, nous sommes les seuls. Pendant un moment nous nous disons que, peut-être, nous allons avoir le van pour nous tout seuls pendant le trajet. Mais non, dommage. Le chauffeur nous explique qu’un autre van, conduit par son jeune frère, nous attend à 10 minutes de là et c’est lui qui nous emmènera au Honduras. En effet, 10 minutes plus tard nous rejoignons un van rempli d’autres voyageurs. La bonne nouvelle c’est que le van est stationné devant un magasin où nous pouvons prendre des cafés à emporter. Yay !

Une fois les sacs bien attachés sur le toit, nous décollons. Après moins d’une heure de route nous arrivons au poste frontière de Corinto. Nous avions déjà rempli la déclaration de douane dans le van. Notre chauffeur prend tous nos passeports, nos déclarations ainsi que 30 Quetzals (ou 3 dollars)  par personne pour les taxes de sortie du Guatemala (ou d’entrée au Honduras, je n’ai pas tout suivi) et s’en va faire la queue pour obtenir nos tampons.

En attendant, nous faisons connaissance avec nos compagnons de voyage. Notamment un couple d’américains retraités qui a décidé de tout vendre pour partir vivre autour du monde en restant quelques mois à chaque endroit à chaque fois. Ils ont ainsi passé 5 mois au Mexique, puis 2 mois à Antigua Guatemala et s’apprêtent à passer 2 mois sur l’ile d’Útila. A chaque fois, ils louent un appartement. Cela leur permet non seulement de voyager mais aussi de vivre avec un meilleur train de vie que s’ils étaient restés dans leur Texas, au vu de la différence de coût de la vie. Je suis assez admiratif.

Après 30 minutes, le chauffeur revient avec tous les passeports tamponnés accompagnés d’un agent de l’immigration qui vérifie que la photo sur le passeport correspond bien à la personne 🙂

Nouveau tampon, nouveau pays ! J'ai encore plein de pages vierges sur ce nouveau passeport. Pourquoi faut-il qu'ils se sentent obligés de coller le tampon avec leur copain du Canada? Lui qui était déjà collé à celui des US...

Nouveau tampon, nouveau pays ! J’ai encore plein de pages vierges sur ce nouveau passeport. Pourquoi faut-il qu’ils se sentent obligés de coller le tampon avec leur copain du Canada? Lui qui était déjà collé à celui des US…

Je suis donc officiellement au Honduras, 5ème pays de ce tour du monde et 48ème pays dans ma vie de Grand Voyageur.

Aller, je fais mon crâneur grâce à MapPacker (http://mappacker.intuitivo.fr, vous pouvez créer votre carte, c'est rapide, gratuit et je connais personnellement le taulier du site :))

Aller, je fais mon crâneur grâce à MapPacker (http://mappacker.intuitivo.fr, vous pouvez créer votre carte, c’est rapide, gratuit et je connais personnellement le taulier du site :))

Nous avons encore environ 4 h de route avant La Ceiba. Juste le temps qu’il faut pour faire une sieste.

J'en profite pour faire une sieste avec T-Chat.

J’en profite pour faire une sieste avec T-Chat

Pendant ce temps, la route défile...

Pendant ce temps, la route défile…

Nous arrivons à La Ceiba vers 13 h, notre van nous dépose directement au port d’où partent les ferries vers l’île d’Útila et ceux pour le Roatan, une autre île des Islas de la Bahia.

De La Ceiba  à Utila à bord du Princess Ferry

Au port, nous achetons notre billet pour l’île d’Utila pour 472 Lempiras par personne (environ 17 €). Ah oui, au Honduras la monnaie est la Lempira. Quand on voyage autour du monde, on passe son temps à échanger de l’argent dans de nouvelles monnaies. Mieux vaut se renseigner avant sur les taux de change usuels et mémoriser quelques prix de références si on ne veut pas se faire avoir au premier marchandage.

Le ferry ne part qu’à 16 h. Nous avons 3 h à patienter dans cet endroit au milieu de nulle part, le port étant excentré de la ville. On passe le temps dans nos livres où à discuter avec nos compagnons de route.

Vers 15 h, le Princess Ferry (notre carrosse pour Útila) arrive et décharge passagers et marchandises.

C'est donc cet étrange bateau, le Princess Ferry, avec ses longues pattes qui va nous emmener sur Utila

C’est donc cet étrange bateau, le Princess Ferry, avec ses longues pattes, qui va nous emmener sur Utila

Un peu avant 16 h, nous embarquons. C’est assez spacieux et plutôt confortable. Peu après, on lève l’ancre, le trajet est prévu pour durer environ une heure.

Alors que nous quittons l'embarcadère, nous pouvons voir le Ferry pour le Roatan, beaucoup plus imposant que le notre.

Alors que nous quittons l’embarcadère, nous pouvons voir le ferry pour le Roatan, beaucoup plus imposant que le notre

Pour ce trajet aussi, l’internet nous avait avertis qu’il pouvait être mouvementé et qu’il ne fallait pas être sujet au mal de mer. Au vu de l’expérience précédente entre Livingston et Puerto Barrios, j’étais confiant.

GRAVE ERREUR ! Après les quelques premières minutes du trajet, le ferry commence à brinquebaler dans tous les sens. On s’accroche au siège et à la table, et on ancre les pieds solidement au sol. Puis, l’équipage se met à distribuer des sacs en plastiques à qui en veut avec un grand sourire sur le visage. Pas bon signe, non, pas bon signe.

Un groupe de jeunes « locaux », qui avait chaleureusement descendu une bouteille de rhum en attendant le ferry, commence à faire du chahut à chaque grosse vague, comme si on se trouvait sur une montagne russe. Mais alors que les vagues se font de plus en plus fortes (et peut-être l’alcool n’aidant pas vraiment), les chahuteurs, eux, se font de plus en plus calmes. Certains finiront même par se diriger, de manière plutôt précipitée, vers la porte de derrière pour finir la traversée sur le pont arrière. J et moi ne sommes pas malades, mais on n’en mène pas très large non plus. On fixe l’horizon et on prend notre mal en patience.

T-Chat ne se sent pas vraiment très bien non plus.

T-Chat ne se sent pas vraiment très bien non plus

On arrive enfin, par mécontents de quitter ce bateau de malheur ! Sur l’embarcadère, on récupère nos sacs avant de se diriger vers la rue principale (et unique) de la petite île. Au sortir de l’embarcadère, comme on pouvait l’imaginer, nous sommes assaillis par des rabatteurs nous vantant tous les mérites de leurs hôtels ou hostels, chacun étant évidemment le « meilleur de l’île », « meilleur rapport qualité/prix », avec « aujourd’hui seulement, une promotion spéciale » etc. Nous avons déjà fait une réservation en ligne au Deep Blue Hostel, nous déclinons les offres poliment et nous dirigeons vers celui-ci.

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Commentaires

  1. Marge a écrit :

    Mon premier passeport n’a eu que 2 tampons, le Canada et le Burkina Faso. Sur la même page. Alors oui je compatis !
    Et non je ne vais pas aller sur MapPacker, même si tu connais le taulier ! Le rouge passerait trop inaperçu !
    Bonne traversée pour demain !

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