A Santa Marta, sur les traces de Pablo Escobar

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Du 21 septembre au 6 octobre 2013

Après quelques jours à Carthagène des Indes, je décide d’aller passer un peu de temps à Santa Marta, une petite ville balnéaire au Nord-Est, à 230 kilomètres et environ 5 heures de Cartagena.

Ce qui m’a attiré à Santa Marta, ce ne sont pas les attractions touristiques de la région mais un de ses hostels. Le Drop Bear Hostel a ouvert en début d’année et possède la particularité, en plus d’une piscine fort bienvenue par ce climat tropical, d’avoir été une des anciennes résidences de Pablo Escobar, le célèbre trafiquant de drogue du cartel de Medellin dans les années 80 (voir en fin d’article pour plus d’infos sur la vie de Pablo Escobar et de son cartel).

Le Drop Bear hostel, ancienne résidence de Pablo Escobar et sa piscine

Le Drop Bear hostel, ancienne résidence de Pablo Escobar et sa piscine

 Dans la peau de John Malkovitch Pablo Escobar

Gabriel, le patron australien du Drop Bear Hostel organise des visites guidées de l’hostel à ses hôtes et nous partage ses découvertes lors de la restauration de la villa pour en faire un hostel. La visite est vraiment intéressante et on se sent vite plongé dans la vie de ce narcotrafiquant et dans les années 80.

Ces hamacs sont nouveaux mais les crochets les soutenant sont "d'époque". Les hamacs étaient utilisés par la famille de Pablo et ses "invités". Les habitants du Nord de la Colombie ont en effet pour tradition de dormir dans des hamacs plutôt que dans des lits.

Ces hamacs sont nouveaux mais les crochets les soutenant sont “d’époque”. Les hamacs étaient utilisés par la famille de Pablo et ses “invités”. Les habitants du Nord de la Colombie ont en effet pour tradition de dormir dans des hamacs plutôt que dans des lits

Le bar aussi est d'époque. Le plateau principal est en marbre, importé d'Italie

Le bar aussi est entièrement d’époque. Le plateau principal est en marbre, importé d’Italie

La piscine, rien de tel pour se relaxer après une journée à négocier quelques tonnes de cocaïne.

La piscine, rien de tel pour se relaxer après une journée à négocier quelques tonnes de cocaïne

Après la mort de Pablo Escobar, la résidence a été convertie en… couvent ! Puis en hôpital de jour, puis en centre de rééducation avant d’être abandonnée puis vandalisée à maintes reprises, les malfaiteurs espérant y découvrir encore des trésors cachés. 

L’hostel a conservé l’immense antenne parabolique sur le toit, qui servait à communiquer avec le monde entier. Dans les années 80, les communications satellite coutaient un bras évidemment, mais rien n’est trop beau lorsque vous êtes un trafiquant de drogue, surtout lorsque votre fortune est estimée par 3 milliards de dollars par le magazine Forbes en 1990.

Au fil de la visite avec Gabriel, on découvre aussi les innombrables cachettes que recèle la résidence : faux plafonds, chambres secrètes aujourd’hui encore totalement scellées, trappes où le trafiquant cachait vraisemblablement de l’argent (et où, aujourd’hui, la chatte de l’hostel cache ses petits) et même un tunnel partant de la chambre du propriétaire et ressortant 3 blocs de maisons plus loin ! Gabriel avoue qu’il découvre tous les jours de nouvelles choses au fil des travaux. Par exemple, dans la cuisine, a été trouvé un carreau dans lequel était gravé le code d’un coffre fort.

Lors des rénovations, ils ouvriers ont trouvé ce carreau sur lequel était inscrit des codes pour un mystérieux coffre fort.

Lors des rénovations, les ouvriers ont trouvé ce carreau sur lequel étaient inscrits des codes pour un mystérieux coffre fort

J’avais prévu de rester juste quelques jours à l’hotel. Mais la piscine, les hamacs, le calme de la résidence et le fait que j’y disposais d’une chambre privée et non d’un dortoir (pour $25 par jour soit environ 20 €) firent que j’y restais 2 semaines !

Piscine, café et lectures hautement philosophiques... what else ?

Piscine, café et lectures hautement philosophiques… what else ?

Après quelques temps, je suis devenu copain avec Willy, le cuisinier qui testait sur moi sa nouvelle carte. A ce point que j’eus l’honneur d’avoir un des plats à mon nom ! Très fier, j’étais 🙂

La Picada Silvestre, création originale du cuisinier Willy: un max de viande, des frites, des légumes cuits à l'huile.... MIAM !

La Picada Silvestre, création originale du cuisinier Willy: un max de viande, des frites, des légumes cuits à l’huile…. MIAM !

Le Drop Bear était un vrai petit paradis et fut pour moi de vraies vacances (à opposer au reste du tour du monde qui, bien qu’en mode vacances aussi, est plus un voyage que des jours à ne rien faire).

Des envies de Grand Voyageur ?

 

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Commentaires

  1. Marge a écrit :

    Enfin tu lis Harry Potter !!! L’était temps !!!
    Je suis scotchée du nombre de barreaux à chacune des ouvertures de l’hôtel !
    Bravo pour la Picada Silvestre ! Ce serait amusant d’y retourner dans quelques années et de constater qu’elle est toujours sur la carte !

    • Pour la petite histoire, les barreaux n’étaient pas présents du temps de Pablo Escobar dixit notre guide-proprio. Ils ont été ajoutés lorsque la villa a été transformée en hôpital de jour.

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